Conseil No 11 de la FIOE , sections locales 2002, 2003, 2010,   2019, 2024, 2049, 2050, 2052, 2054, 2055, 2057 et 2058.

Le 23 janvier, 2017

Consoeurs et confrères,

Cette lettre est un sommaire des négociations à l’intention de tous les membres concernés. À ce jour, votre comité de négociation a rencontré le CN pour un total de cinq jours dans le but de négocier une entente collective de bonne foi. Nous vous rappelons que votre comité de négociation est formé de Steve Martin, président général senior, Lee Hooper, président général, Brad Betker, représentant régional pour l’Ouest, Patrick Mueller, représentant la section Centrale, et Claude Ménard, représentant régional pour l’Est. De plus, le représentant international Luc Couture assiste le comité.

Durant les deux premiers jours de négociation, les 13 et 14 décembre 2016, il y a eu surtout des échanges généraux et des questions sur les propositions syndicales et patronales. Votre comité a passé de longues heures sur des propositions afin de présenter des demandes claires et compréhensives. Le 15 décembre, le CN a déposé un avis de litige auprès du Conseil canadien du travail, demandant la conciliation . La demande a été acceptée et les conciliateurs ont été nommés le 29 décembre 2016.

Notre seconde rencontre a eu lieu la semaine dernière avec l’assistance des conciliateurs du service de conciliation et de médiation ( FMCS). Nous nous sommes rencontrés durant trois jours, du 17 au 19 janvier avec peu sinon, aucun progrès. Nos prochaines rencontres ont été fixées du 14 au 17 février, ainsi que les 21 et 24 février.

La nomination des conciliateurs à cette étape de négociations n’est pas habituelle et elle a un certain rapport sur les relations historiques entre le CN et la FIOE. Il y a parmi vous des membres qui ne savent pas ce que signifie demander la conciliation. Et je vais tenter de vous l’expliquer brièvement. De la date ou les conciliateurs sont nommés , les parties impliqués ont 60 jours pour tenir une période de négociation suivi d’un délai de 21 jours de réflexion durant lequel le ministère du travail peut nommer un médiateur pour continuer d’assister les parties à la recherche d’une entente collective. Cette période peut être prolongée selon une entente mutuelle écrite et demandée par le Conseil canadien du travail. À moins d’une entente, l’expiration du délai est fixée au 20 mars 2017. À cette date, je voudrais assurer chacun de vous que votre comité s’est engagé à négocier une entente équitable sans interruption de service.

Toutefois, nous avons besoin d’être bien préparés si nous ne pouvons vous fournir un protocole d’entente équitable pour soumettre à votre vote. Nous vous informons donc de ce qui pourrait arriver. Le 20 mars 2017, si nous n’avons pas de protocole d’entente ou un délai demandé par les parties, nous devons faire face à trois options.

Sans un ordre spécifique la Compagnie pourrait, avec un avis de 30 jours décréter un lockout. Par contre, nous pourrions déclarer une grève avec également un délai de 70 jours ( le mandat de grève doit être mis en place au préalable ) ou, en dernier lieu et le moins favorable, sans initier un mandat de grève, nous pourrions être forcés à retourner au travail sans une convention collective en place. Ceci voudrait dire que le CN n’a pas à honorer aucune portion de l’entente collective. Cela inclus les salaires, les bénéfices marginaux, ainsi que les enquêtes justes et impartiales Tous nos acquis que nous avons obtenus en négociant avec le CN durant des décennies seraient alors à la merci du CN.

À ce jour, nous avons discuté seulement de quelques demandes syndicales et patronales et obtenu très peu de progrès dans les négociations. La Compagnie ne semble pas intéressée à nos préoccupations et elle a présenté très peu d’arguments pour supporter la majorité de ses demandes. Il n’y a pas eu de discussion sur les salaires, les bénéfices marginaux et présentement la Compagnie n’est pas intéressée à discuter des dépenses. Sur ce point, la Compagnie n’apporte pas sa coopération et n’a pas fait une proposition de règlement dans le cadre de la conciliation qui a imposé une date limite de négociation.

Votre comité de négociation considère les actions de la Compagnie comme étant une « négociation de mauvaise foi ». En tenant compte de la situation et cherchant quelques conseils légaux en cette matière, basé sur une jurisprudence disponible, nous ne poursuivrons pas sur ce sujet présentement.

Encore, je veux assurer chacun de nous que votre comité s’est engagé à négocier une bonne entente sans interruption de services. Toutefois, nous devons être préparés à protéger les droits de nos membres. Pour atteindre cet objectif, nous devons demeurer solidaire et être prêt pour affronter la prochaine étape en protégeant notre convention collective et tous nos membres contre les possibilités réelles de répercussions négatives avec l’heure de tombée imposée par la Compagnie.

Nous comprenons les difficultés individuelles que subiraient nos membres face à une option de grève et nous ne pendrions pas une telle décision sans considérations réfléchies. Dû à la limite de temps du 20 mars 2017, nous devons avoir un mandat de grève afin de déposer les avis en conséquence. Rappelez-vous qu’un vote pour un mandat de grève n’aura pas nécessairement comme résultat, une grève. C’est plutôt un vote des membres nous donnant le pouvoir d’initier l’action d’un désengagement collectif jusqu’à, et en incluant la grève si, et lorsque le comité de négociation arrive à la conclusion qu’une telle étape est nécessaire pour obtenir une entente équitable. Soyons clair ! Nous avons besoin de 100 pour cent des membres qui doivent voter et demeurer unis pour démontrer au CN que nous avons des demandes et qu’elles méritent d’être discutées. Ceci est votre entente collective, vos droits et votre avenir. Vous ne pouvez demeurer indifférents et laisser le CN dicter vos valeurs.

Votre comité de négociation a besoin de la confiance et du support de chacun de vous. En nous donnant un mandat de grève fort afin de continuer à protéger vos intérêts, nous ne savons pas totalement ce que la compagnie veut retirer de cette ronde de négociation, ou ce qu’elle veut nous enlever. Nous n’avons certainement pas eu l’intention de débuter les négociations de cette manière. Nous vous demandons un mandat de grève fort parce que malgré ce qu’elle veulent nous enlever, nous devons protéger nos acquis.

Tout sauf la solidarité totale diminuera notre crédibilité à la table de négociation.

Encore une fois, face à la limite de temps, dans un avenir rapproché, nous mettrons à la poste, les bulletins de vote pour le mandat de grève afin que nous puissions protéger nos droits le 20 mars 2017. Il est temps que la compagnie reconnaisse la valeur que vous apportez au travail à chaque jour.

En solidarité,

Votre Comité de négociations

 

Cc :

Lee Hooper, Président général FIOE CR No.11

Claude Menard, Représentant régional pour l’Est

Patrick Mueller, Représentant régional Centrale

Brad Betker, Représentant régional pour l’Ouest

Luc Couture, Représentant international FIOE